Gérer un conflit

1

Entre deux personnes :

  • Prendre connaissance des deux versions ;
  • Noter les points principaux et faire approuver ce que l’on a noté ;
  • Dire qu’un entretien aura lieu avec l’autre partie ;
  • Noter les points principaux et les faire approuver ;
  • Prévoir une confrontation ;
  • Analyser la situation : dissocier les faits secondaires ;
  • Tirer les conclusions en prenant garde de ne pas les exprimer devant les deux parties.
2

Organiser l’entretien avec les deux personnes (confrontation) :

  • Fixer un délai ;
  • La personne qui se plaint expose le problème en premier, inviter l’autre personne à écouter sans pouvoir intervenir.
  • ➡️ n’intervenir qu’après avoir entendu les deux versions
  • ➡️ trouver un terrain d’entente : pas de gagnant / pas de perdant
    • 👉🏾 objectif : aider à résoudre le conflit sans imposer une manière de le résoudre, et faire approuver cette méthode
  • Faire la synthèse de ce qui a été exposé ;
  • Enfin, demander de quelle manière les deux parties peuvent envisager de sortir du conflit.

Désamorcer les tensions au travail - Guide de la gestion des conflits

La méthode DESC

D ▫️ Décrire les faits

Exposer la situation de manière factuelle, précise et objective, sans jugement.

E ▫️ Exprimer ses émotions et ses besoins

Expliquer l’impact avec le « je », sans blâmer l’autre.

S ▫️ Spécifier une solution commune

Proposer une ou plusieurs solutions concrètes et constructives.

C ▫️ Conclure autour d’un accord commun

Mettre en avant les avantages mutuels pour encourager l’adoption de l’accord.


Les phrases à éviter

Certaines formulations aggravent souvent un conflit. Elles attaquent l’identité de l’interlocuteur plutôt que de traiter le problème, et transforment un désaccord en conflit de personnes :

  • Culpabiliser : « c’est entièrement de votre faute », « c’est vous le problème »
  • Coller une étiquette : « vous êtes irresponsable », « vous n’êtes pas fiable »
  • Reprocher le passé : « vous ne changerez jamais », « l’an dernier, déjà, vous aviez… »
  • Attribuer des intentions : « vous le faites exprès ! », « vous cherchez à m’énerver »
  • Tenter d’apaiser maladroitement : « calmez-vous ! », « il n’y a pas de quoi s’énerver »
  • Menacer : « vous allez voir ce qu’il va vous arriver »

Principe clé : ne pas attribuer de mauvaises intentions à ce qui peut s’expliquer par de la maladresse.

Remplacer « c’est la faute de qui ? » par « que pouvons-nous faire ? ». Face à un jugement ou une attaque verbale, la reformulation sous forme d’émotion désamorce généralement la tension.


Quelques mots sur la communication non violente (Marshall Rosenberg)

Complémentaire à la méthode DESC, la communication non violente structure l’expression pour désamorcer les jugements et relier les mots aux besoins réels.

ÉtapeCe que l’on faitExemple concret
ObservationÉnoncer les faits sans interprétation ni jugement« Vous êtes arrivé 10 minutes après le début de la réunion. »
SentimentExprimer ce que l’on ressent avec le « je »« Je me suis senti ignoré. »
BesoinIdentifier le besoin non satisfait derrière l’émotion« J’ai besoin que le travail collectif soit respecté. »
DemandeFormuler une demande précise et réalisable, non un ordre« Pourriez-vous me prévenir si vous savez que vous allez être en retard ? »

La méthode DESC est idéale pour proposer une solution lors d’un entretien structuré. La communication non violente, quant à elle, est particulièrement adaptée pour désamorcer en temps réel une tension et reconnaître les émotions avant d’aller vers les solutions.